Lamèque, île et ville, est située à l'extrême nord-est du Nouveau-Brunswick, faisant face à la Gaspésie, sise au nord de la baie des Chaleurs. Cette baie, classée parmi les plus belles au monde, a été la première mer intérieure visitée par Jacques Cartier, lors de la découverte du Canada. Le temps chaud qu'il y faisait alors lui a valu son nom.
Occupée de façon sporadique par les Micmacs avant la colonisation par les Européens, elle a accueilli ses premiers colonisateurs blancs vers 1790. C'est à Jean-Baptiste Robichaud que l'on attribue le premier établissement colonial sur l'île de Lamèque. Cet établissement n'étant que temporaire, c'est à Anne Daigle et à son époux, Jean-Chrysostome Chiasson, autour de 1802, à qui revient le titre de premiers résidants permanents de l'île de Lamèque.
Si le XIX
e siècle a été une période de lente progression pour l'île, le XXe siècle a connu un développement remarquable. Cet essor est dû essentiellement à deux forces majeures. La première étant la venue, au début du XX
e siècle (1918), des religieuses Jésus-Marie. Ces dernières ont donné une formation académique aux jeunes filles et garçons (Lamèque a fourni à la Péninsule acadienne plusieurs de ses premiers professionnels - prêtres, avocats, dentistes, notaires, optométristes, administrateurs, etc.).

La seconde force a été la création du Mouvement coopératif, qui a conduit à la prise en main par la communauté de son économie et de son développement. Cette force a fait de Lamèque un laboratoire pour les chaires d'études en coopération. Plus important encore, cette prise de contrôle lui a permis de s'affranchir de la situation d'esclavage que lui imposaient les exploitants anglais.
À l'ère de la politique de l'autosuffisance, il est permis d'affirmer que Lamèque a réalisé cet objectif, puisque, dans les années 1980-1990, toute son économie reposait sur des investissements locaux.
La pêche, à partir de ses origines, et la tourbe, depuis les années 1940, constituent la base de l'économie de Lamèque. Le développement rapide de Lamèque, au début du XIX
e siècle, en a fait le centre de services de l'île.
Les arts et la culture, qui se sont développés sous l'influence des religieuses Jésus-Marie, font partie intégrante de la vie communautaire à Lamèque. Il est permis de déduire que la création du Festival international de musique baroque est une des conséquences de cet essor culturel.
L'industrie touristique étant un élément important de son économie, la ville de Lamèque s'est dotée d'infrastructures, dont le Parc écologique de la Péninsule acadienne est l'élément principal.
La paroisse de Lamèque est constituée de plusieurs petites communautés avec chacune leurs trésors.
Pour observer des couchers de soleil éblouissants, Pointe-Canot est l'endroit indiqué.
Petite-Lamèque, berceau du Mouvement coopératif sur l'île, nous propose deux campings de haut niveau.
Pointe-Alexandre a, au XIXe siècle, accueilli les premiers industriels en provenance du Royaume-Uni. C'est d'ailleurs à ces industriels, les Alexander, à qui on doit son nom.
Haut-Lamèque se démarque des autres communautés avec son secteur commercial et industriel.